Alors, c’est très simple. Elise Mertens est 14e mondiale, elle gagne cinq places, et je l’avais dit dès janvier. Je l’avais dit à la buvette du Léopold, devant témoins, enfin devant le serveur, qui était occupé.
Les faits, pour ceux qui ne m’écoutent pas : à Pékin, elle élimine Coco Gauff, cinquième mondiale, puis Iga Swiatek, neuvième. Battue en demi-finale par Zheng Qinwen, qui gagne le tournoi chez elle. Moi, j’avais annoncé une demi-finale. Ou une finale. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise : j’avais annoncé un très bon tournoi, et c’est ce qu’on a eu.
Elle a 30 ans. Son meilleur classement, c’est la 12e place, en 2018. Là, on me dira qu’elle n’y est pas encore. Je l’ai dit aussi. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, une joueuse qui sort deux top 10 dans la même semaine remonte. Dans les dix pour cent restants, elle remonte aussi, mais moins vite. Mes chiffres couvrent tout.
Et Zheng Qinwen, qui était sortie du top 100 cette saison et qui passe 23e ? Je l’avais vue venir aussi. J’ai d’ailleurs déjà écrit sur sa finale. Que les deux pronostics se contredisent un peu n’enlève rien à leur justesse : l’une a gagné, l’autre est montée, j’avais raison deux fois.
Mon mari, paix à son âme, avait aussi prévu la pluie et le soleil le même dimanche. Il emportait les deux vestes. Il était content le soir, quel que soit le temps.
Mirra Andreeva entre dans le top 3 à 19 ans et cinq mois. Je ne dis pas que je l’avais annoncé. Je dis qu’on ne m’a pas demandé. À Kitzbühel, en 92, j’avais un adversaire de cet âge-là, ou de l’âge d’à côté. Le contexte était différent.
La 14e place, c’est bien, hein. Mais j’attends la 12e pour publier mon pronostic de janvier en entier. La version d’origine est dans un carnet que j’ai rangé à Waterloo. Ou à Uccle.
Le fait est vrai, on a vérifié : 7sur7.







