Mirra Andreeva entre dans les trois premières du monde. Dix-neuf ans et cinq mois, précise le classement de lundi. Les cinq mois, on les a comptés. Elle a perdu la finale de Pékin contre Zheng Qinwen, qui gagnait chez elle, et elle monte quand même.
La jeune Chinoise, elle, était descendue au-delà de la centième place cette saison. La voilà vingt-troisième, trente et une places d’un coup, avec son premier trophée de cette catégorie, à la maison. On ne nous a pas donné son âge. On nous a dit qu’elle avait gagné.
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, quand une jeune fille perdait le dimanche, on lui laissait le dernier morceau de tarte au riz, et personne ne lui rappelait son âge à table. On disait qu’elle avait bien joué. On parlait du temps, il faisait souvent caillant. Et le lundi, elle retournait à l’école sans qu’on ait noté les mois.
Elise Mertens aussi monte, quatorzième, après une demi-finale où elle avait sorti Coco Gauff et Iga Swiatek en chemin. Elle a trente ans. Elle avait déjà été douzième, en 2018. Cette fois, personne n’a compté les mois.
Il y a aussi les deux jeunes Belges, Hanne Vandewinkel et Jeline Vandromme, qui grimpent sans avoir joué depuis la dernière fois. Quatre-vingt-quatrième pour l’une, cent vingt-troisième pour l’autre, son meilleur rang. Chez nous, on aurait dit qu’elles étaient bien sages. Le classement, lui, travaille pendant qu’elles se reposent.
Celui qui tient le calendrier devrait arrêter avant le jour.
Le fait est vrai, on a vérifié : 7sur7.




