Question bête, mais comment on monte au classement sans jouer ? J’ai lu la mise à jour de la WTA dans le train de 7 h 32, et j’ai relu deux fois. Jeline Vandromme passe 123e mondiale, cinq places de mieux, son meilleur classement en carrière. Elle n’a pas joué depuis la mise à jour précédente. Hanne Vandewinkel, pareil : 84e, deux places gagnées, pas de match.
Moi, au boulot, si je ne viens pas une semaine, je ne passe pas rédacteur en chef. J’ai donc essayé de comprendre étape par étape. Si elle ne joue pas et qu’elle monte, c’est que d’autres descendent. Si d’autres descendent, c’est qu’elles ont joué. Donc jouer peut faire descendre, et ne pas jouer peut faire monter. J’ai noté ça dans mon carnet et j’ai eu un peu peur de la conclusion.
Parce qu’à côté, Elise Mertens, elle, a joué. Beaucoup. Demi-finale à Pékin, Coco Gauff et Iga Swiatek éliminées, et elle gagne cinq places, 14e mondiale. Exactement autant que Jeline Vandromme, qui n’a pas joué de match. Je ne dis pas que c’est injuste. Je dis que je ne comprends pas encore le système de points.
J’ai tendu mon carnet à un collègue, s’il vous plaît, en lui demandant de m’expliquer.
Le classement, c’est un organisme vivant. Le mien aussi bouge quand je ne joue pas. Vers le bas, mais il bouge.
Ça ne m’a pas aidé. Et puis il y a Zheng Qinwen, qui était descendue au-delà du top 100 cette saison et qui gagne trente et une places en remportant Pékin. Elle, au moins, je vois le lien entre gagner et monter. C’est le seul cas de la liste où mon carnet est d’accord.
J’ai demandé quand on saurait exactement combien vaut une semaine sans jouer. On m’a dit qu’on m’expliquerait tantôt. J’attends toujours.
Le fait est vrai, on a vérifié : 7sur7.




