Question bête, mais la « Next Gen », c’est la prochaine génération, non ? Alors pourquoi on demande à Stefanos Tsitsipas de parler d’elle au passé ?
Il est à Almaty, au Kazakhstan, qualifié pour les huitièmes. Il y jouera le joueur local, Mikhail Kukushkin. En conférence de presse, on l’a interrogé sur les trajectoires des joueurs de sa génération, ceux de la Next Gen, apparus quand le Big Three dominait encore le circuit. J’ai relu deux fois dans le train de 7 h 32. Apparus à l’époque où. Donc la génération suivante a déjà une époque.
Il n’a pas voulu se comparer. Il a dit : « J’ai ma propre histoire. Leur histoire n’est pas la mienne, et mon histoire n’est pas la leur. Ce n’est pas seulement une question de résultats, c’est ce que vous traversez en tant que joueur ».
J’ai trouvé ça plutôt clair. Ce que je comprends moins, c’est le nom. Au foot, on dit les jeunes, puis on arrête de les appeler comme ça. Au tennis, la Next Gen reste la Next Gen. On m’explique que c’est la tradition, d’accord, mais encore ? Il y aura une Next Next Gen ? Elle sera déjà là ?
J’ai essayé l’exercice dans mon kot à Louvain-la-Neuve. Je me suis comparé aux autres stagiaires de ma promo. Puis je me suis souvenu de sa phrase : mon histoire n’est pas la leur. Ça m’a fait du bien. Mon colocataire a demandé ce que je traversais. J’ai dit : le couloir, pour aller à la cuisine.
Moi aussi j’ai ma propre histoire. Elle s’appelle C30.4, et elle est transitoire.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre. Surtout à quel âge on sort de la génération suivante.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







