Le jeune homme grec est au Kazakhstan, à Almaty. Il a gagné ce qu’il fallait pour arriver en huitièmes, où il jouera un garçon de là-bas, Mikhail Kukushkin. On l’a assis devant des micros pour lui parler des autres jeunes gens de son âge, ceux qu’on appelait la Next Gen à l’époque où trois messieurs gagnaient tout.
Il a répondu poliment. « J’ai ma propre histoire. Leur histoire n’est pas la mienne, et mon histoire n’est pas la leur. Ce n’est pas seulement une question de résultats, c’est ce que vous traversez en tant que joueur ».
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, aux communions, il y avait toujours une tante pour demander ce que devenaient les cousins, lequel était à l’université, lequel avait une voiture. Le cousin concerné répondait que chacun faisait son chemin. On lui resservait de la tarte au riz, et on changeait de sujet.
Le jeune homme, lui, a eu droit à la question devant tout le monde, et on ne lui a pas resservi de tarte.
La tante, au moins, n’avait pas de micro.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




