Alors, c’est très simple. Stefanos Tsitsipas est à Almaty, au Kazakhstan, il est en huitièmes de finale et il y retrouvera le joueur local, Mikhail Kukushkin. En conférence de presse, on lui a parlé de sa génération, la « Next Gen », celle qui est arrivée quand le Big Three dominait encore. Il n’a pas voulu se comparer.
Sa phrase, la voici, telle quelle : « J’ai ma propre histoire. Leur histoire n’est pas la mienne, et mon histoire n’est pas la leur. Ce n’est pas seulement une question de résultats, c’est ce que vous traversez en tant que joueur ».
Je l’avais dit dès janvier. Pas avec ces mots-là, mais l’esprit y était. Moi, à Kitzbühel, en 92, j’ai joué un futur top 10. Ou un futur top 20, le classement de l’époque était plus sévère. On ne me compare jamais à lui. Et pourquoi ? Parce que mon histoire n’est pas la sienne, hein. Il a eu les résultats. J’ai eu le vent, un cordage détendu et un juge de ligne autrichien.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. En janvier, j’avais aussi annoncé qu’il faudrait regarder les résultats, uniquement les résultats. C’était une autre saison. Les résultats, dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, ne racontent pas ce qu’on traverse. Je traverse le ring tous les matins depuis Uccle, ou Waterloo, personne ne m’en tient compte.
Au Léopold, j’ai voulu appliquer la méthode à mon équipe d’interclubs. J’ai expliqué aux joueurs qu’on ne compare pas les carrières. Ils m’ont montré le tableau de la division 2. Enfin, la 1, c’est pareil.
Question bête, mais si personne n’a ses résultats sous les yeux, on compare quoi, au juste ?
Ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas : chaque carrière est différente. La mienne attend toujours un coup de fil de la RTBF.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




