Alors, c’est très simple. Rafael Jodar, 20 ans, 13e mondial, a battu Botic van de Zandschulp 6-7(4), 6-4, 6-2 mercredi en huitièmes de finale à Shanghai. Entre-temps, il a reçu un avertissement pour conduite antisportive. Le motif : une serviette.
Après le premier set perdu au tie-break, il a manqué une occasion de break et il a perdu son sang-froid. Il a réclamé sa serviette à un ramasseur de balles, en espagnol, avec deux jurons que je ne recopierai pas ici, on est un site qui se lit en famille, hein. Le juge de chaise Jimmy Pinoargote a sanctionné. Jodar a plaidé la tension de la rencontre et un ramasseur qui ne répondait pas assez vite. L’arbitre n’est pas revenu sur sa décision.
Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10 (ou top 15, les classements de l’époque étaient moins précis), je m’essuyais à la manche. Le ramasseur, je ne savais même pas son prénom. Résultat : zéro avertissement en carrière. Je ne dis pas que c’est pour ça que j’ai perdu ce match. Je ne dis pas non plus que je l’ai perdu.
C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas : la serviette après chaque point, c’est nonante pour cent de nervosité en plus, et je suis gentil. Le joueur attend, le ramasseur court, tout le monde se crispe. Vous supprimez l’essuie, vous supprimez l’avertissement.
Attention, Jodar a très bien joué ensuite. 6-4, 6-2, c’est propre. Mais avec une manche, il gagnait plus tôt. Je ne dis pas le contraire de ce que je viens de dire. Je précise.
J’ai exposé la théorie à Céline, au club, entre deux doubles.
La manche, je l’ai essayée en interclubs. Mon poignet de coup droit s’en souvient, et pas en bien.
Elle n’a pas saisi le fond. Je vais proposer l’idée à la RTBF. Ils ne m’appelleront pas, ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.







