Mercredi à Shanghai, Rafael Jodar a battu Botic van de Zandschulp 6-7(4), 6-4, 6-2. Il a vingt ans.
Après le premier set perdu, il a manqué une occasion de break. Il a demandé sa serviette à un ramasseur de balles, en espagnol, avec deux mots qu’on ne dit pas devant les gens. Le juge de chaise, monsieur Jimmy Pinoargote, lui a donné un avertissement. Le jeune homme a expliqué que le match était tendu et que le ramasseur n’allait pas assez vite. L’arbitre a maintenu.
Il a gagné les deux sets suivants, 6-4, 6-2. Ça allait.
Mon mari, paix à son âme, jouait le samedi derrière l’église. Il avait un essuie à carreaux, plié dans son sac, à côté de sa Donnay. Quand il perdait un point, il allait le chercher au bout du terrain. Ça prenait un moment. Il revenait plus calme, parce que la marche, ça calme, et parce qu’on ne crie pas sur un sac.
Là-bas, on met un enfant au bout du terrain pour tenir l’essuie des grands. Il court, il tend, il reprend. Le sac de mon mari n’a jamais été pressé, et personne ne lui a reproché sa lenteur.
À Couvin, l’essuie, on l’apportait soi-même.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.




