Rafael Jodar a battu Botic van de Zandschulp 6-7(4), 6-4, 6-2 en huitièmes à Shanghai. Techniquement, le match bascule sur une serviette.
Je reprends. Premier set perdu au tie-break. Occasion de break manquée. Là, il perd son sang-froid et réclame sa serviette à un ramasseur, en espagnol, avec deux jurons. Le juge de chaise Jimmy Pinoargote lui met un avertissement pour conduite antisportive. Jodar explique la tension et un ramasseur trop lent. L’arbitre ne bouge pas.
Moi, ce que je vois, c’est un problème de schéma. Balle de break ratée, frustration, et l’intention part vers l’extérieur du court au lieu de rester dans la zone. Je connais. Le dimanche à dix heures, quand je rate une balle de break, je vais chercher mon essuie sur le banc moi-même. Personne ne me l’apporte. Ça fait quatre pas, et quatre pas, c’est exactement le temps qu’il faut pour se recentrer. À deux entraînements près, hein, c’est de la préparation mentale.
Et je remarque que lui s’est recentré quand même. 6-4, 6-2 derrière. Ça, c’est de niveau mondial, je le reconnais. Mon dernier essuie lancé sur le banc, j’ai perdu le set suivant 6-1, mais il drachait sur la bulle, ça s’entendait.
Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte : chez nous, l’avertissement, c’est la partenaire de double qui le donne, et elle ne revient jamais sur sa décision non plus. Pinoargote et elle, même méthode.
J’ai montré le match à Jean-Pol à la buvette.
Alors, c’est très simple : à Kitzbühel, je m’essuyais à la manche.
Je n’ai pas relancé. Mon essuie, lui, est dans ma farde, à côté des stats de mardi.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.




