Zverev a battu Yibing Wu, 113e mondial, 6-4, 7-6(4) en 1h36 au deuxième tour de Shanghai. C’était son entrée en lice. Ça, je l’ai compris. Ensuite, il a parlé au micro de l’ATP, et là j’ai sorti mon carnet.
Il a dit : « Il frappe chaque balle aussi fort qu’il le peut, donc le match ne dépend pas trop de vous, à part votre service. Je trouvais que je servais bien, mais tout le reste dépendait de lui et il jouait bien dans le deuxième set, donc je suis content d’avoir gagné en deux sets ».
Question bête, mais si tout le reste dépendait de Wu, et que Wu jouait bien, comment Wu a-t-il perdu ? J’ai relu trois fois dans le train de 7 h 32. Le score n’a pas changé.
J’ai fait le compte. Le service, ça dépend de Zverev. Tout le reste, ça dépend de Wu. Donc la victoire vient du service. Donc il suffit de bien servir. Pourquoi les autres joueurs font-ils encore des retours, des volées, des amorties ? On m’explique que c’est plus compliqué, d’accord, mais encore ?
Il a aussi dit qu’il n’était pas particulièrement serein face à un joueur très agressif. Moi non plus, quand quelqu’un frappe chaque balle aussi fort qu’il peut, je ne suis pas serein. Et je ne suis même pas sur le court.
C’est très simple, gamin : quand on gagne, on remercie l’adversaire. Quand on perd, aussi. Moi, à Kitzbühel, je l’ai fait les deux fois.
Au tour suivant, il affronte Quentin Halys, 48e mondial, pour la quatrième fois de la saison. Il a gagné les précédentes en s’employant, dont une à l’US Open en cinq sets. J’ai demandé si ce match-là dépendrait de lui. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







