Le jeune homme a gagné à Shanghai, 6-4, 7-6, en une heure trente-six. Puis on lui a tendu un micro, et il a expliqué que tout dépendait de l’autre. Que l’autre frappait chaque balle aussi fort qu’il le pouvait, et qu’il jouait bien dans le deuxième set.
Il a aussi reconnu qu’il n’était pas particulièrement serein. Il l’a dit simplement, devant tout le monde.
Chez nous, après la partie de whist, celui qui avait gagné disait que les cartes étaient bonnes. Jamais qu’il avait bien joué. On ramassait les tasses, on laissait le dernier morceau de tarte au riz au perdant, et on rentrait.
Le garçon a fait pareil. Il a gagné, il a donné le mérite à monsieur Wu, il n’a gardé que son service, comme on garde son manteau au vestiaire. C’est bien élevé.
Il retrouvera ensuite monsieur Halys, pour la quatrième fois de l’année. Ils vont finir par se connaître.
Le tableau d’affichage, lui, a quand même tout mis à son nom.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




