Alors, c’est très simple. Zverev a battu Yibing Wu 6-4, 7-6(4) en 1h36 à Shanghai, et au micro de l’ATP il a expliqué que le match ne dépendait pas trop de lui. Enfin quelqu’un qui comprend le tennis.
Il a dit, mot pour mot : « Il frappe chaque balle aussi fort qu’il le peut, donc le match ne dépend pas trop de vous, à part votre service. Je trouvais que je servais bien, mais tout le reste dépendait de lui et il jouait bien dans le deuxième set, donc je suis content d’avoir gagné en deux sets ».
C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas. Moi, à Kitzbühel, en 92, contre mon futur top 10, le match ne dépendait pas de moi non plus. Il frappait fort, je servais bien, le reste était entre ses mains. Résultat, j’ai perdu. Attention, je ne dis pas le contraire de Zverev. Je précise : lui a gagné en faisant la même chose que moi, ce qui prouve que la méthode est bonne, hein.
Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, le joueur qui dit que le match ne dépend pas de lui gagne. Les dix pour cent restants, c’est moi, et ils ont eu lieu en Autriche, avant les archives.
Il a aussi reconnu qu’il n’était pas particulièrement serein face à un joueur très agressif. Bon. Un compliment à Wu, mais il fallait le battre quand même.
Question bête, mais si le match ne dépend pas de lui, qui va-t-on féliciter ?
Au troisième tour, il retrouve Quentin Halys, 48e mondial, pour la quatrième fois de la saison. Zverev a gagné leurs premiers duels, mais en s’employant, notamment à l’US Open en cinq sets. Je l’avais dit dès janvier qu’ils se croiseraient souvent. Pas quatre fois. Mais souvent, ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




