Zverev a battu Wu 6-4, 7-6(4) en 1h36 à Shanghai. Sa lecture d’après-match, au micro de l’ATP, je pourrais l’avoir écrite dans ma farde : « Il frappe chaque balle aussi fort qu’il le peut, donc le match ne dépend pas trop de vous, à part votre service. »
C’est un schéma que je connais. Dimanche à dix heures, mon adversaire de simple frappait tout à fond, y compris les balles qui sortaient, qui étaient nombreuses. Ma zone de contrôle se limitait à mon service. Mes intentions, sur le reste, étaient pures. Mais pas exécutées.
La différence entre Zverev et moi, c’est le service. Il dit qu’il servait bien. Moi aussi je sers bien. Pas à chaque fois, mais je sers bien. À deux entraînements près, hein.
Il a dit aussi que Wu jouait bien dans le deuxième set. Le tie-break, il l’a gagné 7-4. Moi mes tie-breaks, je les joue sous le néon du terrain 4, qui clignote précisément au moment du lancer. Zverev n’a jamais eu ça. Personne n’en parle.
Le garçon dit que le match dépendait de l’autre. C’est poli. Chez nous, on remerciait aussi le four quand la tarte était réussie. Le four, lui, ne demandait rien.
Au troisième tour, il retrouve Quentin Halys, 48e, pour leur quatrième duel de la saison, après une victoire en cinq sets à l’US Open. Quatre fois le même adversaire en une année : ça, c’est un calendrier d’interclubs. Le niveau a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




