Alors, c’est très simple. Andrea Pellegrino, 145e mondial, habitué du circuit Challenger, était invité en mai 2026 au Masters 1000 de Rome. Il a battu Frances Tiafoe, il est allé jusqu’en huitièmes, et là il a pris Jannik Sinner. Le 1er octobre, dans un podcast, il a raconté ce que ça fait.
Il a dit : « On ne se rend compte de son envergure que lorsqu’on est près de lui. À la télévision, beaucoup de choses échappent, mais de près, on comprend la grandeur de la personne et du personnage. Lui et Alcaraz, c’est autre chose. »
Je respecte. Mais. Moi, de mon fauteuil à Uccle, ou Waterloo selon les années, je l’ai vu à la télévision, l’envergure. Rien ne m’a échappé. Je l’avais dit dès janvier, que Sinner était de la famille Federer-Nadal. Enfin, en janvier d’une année, l’esprit y était. Il faut être à un mètre de lui pour comprendre ? Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, un bon consultant comprend à trois mètres cinquante d’un écran.
Pellegrino parle aussi de Federer : « Quand Roger entrait, tout le monde se retournait pour le regarder ; il dégageait une présence mystique, différente de celle des autres. » Moi, à Kitzbühel, en 92, quand je suis entré au vestiaire, deux personnes se sont retournées. Le contexte était différent, il y avait un courant d’air.
Il ajoute qu’au club à Rome, Sinner ne traînait jamais et filait probablement du club à l’hôtel. Ça, c’est exactement ce que je répète depuis des années à mes joueurs d’interclubs au Léopold : on ne traîne pas à la buvette. On ne m’écoute pas.
Question bête, mais si on voit tout de près et rien à la télé, Jean-Pol, comment tu as vu ?
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise : j’ai une très grande télévision, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







