Andrea Pellegrino est un garçon du circuit Challenger, 145e mondial. En mai, on l’a invité au tournoi de Rome. Il a battu Frances Tiafoe, puis il a perdu en huitièmes contre Jannik Sinner. Ce 1er octobre, dans une émission qu’on écoute, un podcast, il en a parlé avec beaucoup de gentillesse.
Il range Sinner avec Roger Federer et Rafael Nadal. Il dit qu’à la télévision beaucoup de choses échappent. Il dit aussi de Federer : « Quand Roger entrait, tout le monde se retournait pour le regarder ; il dégageait une présence mystique, différente de celle des autres. »
Ce qui m’a retenue, c’est autre chose. Au club, à Rome, Sinner ne traînait jamais. Il rentrait sans doute directement à l’hôtel, selon Pellegrino.
Chez nous, à Couvin, après le tennis, on rentrait aussi. On disait au revoir, on rangeait sa raquette dans la presse, et on était à la maison pour le souper. Personne n’appelait ça de l’envergure. On appelait ça être bien élevé. Le garçon a tout compris. Ce sont les gens restés au club qui avaient le temps de le regarder partir.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




