Question bête, mais si on ne voit pas tout à la télévision, qu’est-ce qu’on regarde depuis le début ?
Andrea Pellegrino est 145e mondial. Il joue surtout sur le circuit Challenger. En mai, il a eu une invitation pour le Masters 1000 de Rome, il a battu Frances Tiafoe et il est arrivé en huitièmes, où Jannik Sinner l’a battu. Le 1er octobre, dans un podcast, il a dit : « On ne se rend compte de son envergure que lorsqu’on est près de lui. À la télévision, beaucoup de choses échappent, mais de près, on comprend la grandeur de la personne et du personnage. Lui et Alcaraz, c’est autre chose. »
J’ai fait le test dans mon kot à Louvain-la-Neuve. J’ai regardé un résumé de Sinner à deux mètres. Puis à un mètre. Puis le nez sur l’écran. À la fin, je voyais surtout des petits points rouges, verts et bleus. L’envergure, non. Mon colocataire m’a demandé si ça allait.
Pellegrino parle aussi de Federer : « Quand Roger entrait, tout le monde se retournait pour le regarder ; il dégageait une présence mystique, différente de celle des autres. » J’ai demandé à la rédaction comment on mesure une présence mystique. Jean-Pol a dit qu’il en avait une. Céline a parlé de son cordage. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Le détail qui m’a le plus appris : selon Pellegrino, au club à Rome, Sinner ne traînait jamais et passait probablement directement du club à l’hôtel. Donc même de près, on ne le voit pas longtemps. Il faut être près, mais vite.
Alors, c’est très simple, Maxime : il faut être invité. Moi, on ne m’invite jamais.
J’ai noté de demander une invitation pour Rome dans mon carnet, juste sous « trouver le 45 ». Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




