Question bête, mais comment on sait ce qu’on aura envie de porter dans un an et demi ? Rafael Nadal a expliqué à GQ que son équipe travaillait sur toutes ses tenues un an et demi à l’avance. Il a dit : « C’est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié. » Moi, ce matin, j’ai choisi mon pull dans le noir du kot, pour le train de 7 h 32. Il est vert. Je l’ai découvert à Ottignies.
J’ai lu tout l’article deux fois. Pendant les huit à dix premières années de sa carrière, les décisions se prenaient à partir de photos sur l’ordinateur, et le rendu réel pouvait être complètement différent. Donc quelqu’un regardait un écran, disait « oui, ce pantacourt », et dix-huit mois plus tard un des plus grands joueurs de l’histoire entrait sur le court dedans. Personne n’avait le droit de le toucher avant ?
Ce que je trouve beau, c’est la suite. Nadal juge ces pantalons de pirate et maillots sans manches « horribles ». Mais il dit aussi qu’à cette époque il a forgé son identité, qu’on le reconnaissait à ces tenues, avec ses cheveux longs et son bandana. Donc le vêtement raté est devenu le vêtement célèbre. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait comment on évite ça.
Un an et demi d’avance, j’en rêve. Moi je découvre ma tenue d’interclubs le dimanche à dix heures moins cinq, dans le coffre.
Il dit être plus fier des tenues de la fin. J’ai fait le calcul pour moi : si je commence aujourd’hui, ma tenue de stagiaire idéale est prête en avril 2028. Mon stage finit avant. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.






