Trois balles de débreak écartées dans le deuxième set, une cinquième balle de break convertie au neuvième jeu du troisième, une troisième balle de match pour finir. Ce genre de match, techniquement, je le reconnais. Pas dans le même contexte, avec moins de balles de break gâchées avant celle qui compte, mais je le reconnais.
Le premier set, Minnen l’a perdu au tie-break après avoir breaké d’entrée dans le deuxième jeu et laissé Svitolina débreaker dans le cinquième. Ensuite les deux joueuses ont perdu tour à tour leur service, jusqu’au jeu décisif remporté par l’Ukrainienne. Ça, c’est le scénario classique du dimanche matin sur le terrain 4 : on mène, on relâche, on se retrouve à jouer la balle au centre pendant un quart d’heure. La différence, c’est qu’elle, elle a eu deux sets pour se rattraper. Moi, en interclubs, j’ai un tie-break et la buvette qui ferme à midi.
Le deuxième set, Minnen a de nouveau breaké d’entrée, puis a dû écarter trois balles de débreak avant de conclure 6-4. Trois balles de débreak d’affilée, sans craquer : ça, c’est le genre de série que je raconte encore trois semaines après au club, en mieux évidemment. Le troisième set a duré ce qu’il fallait de temps pour que tout le monde ait mal aux ongles, jusqu’à cette cinquième balle de break au neuvième jeu, puis une troisième balle de match. Deux heures et onze minutes au total, ce qui, à l’échelle du terrain 4 un dimanche à dix heures, correspond à peu près à un match et demi plus la remise du cordage.
Cette cinquième balle de break au neuvième jeu, je la mets. Pas à chaque fois, mais je la mets, surtout si le terrain 4 est sec et que je n’ai pas eu à jouer deux heures onze avant. À deux entraînements près, hein, elle et moi, c’est un même match.
La victoire ramène la Belgique à 1-1 contre l’Ukraine, après la défaite de Jana Otzipka, battue par Anhelina Kalinina 6-7, 6-1, 6-1 en ouverture. Le double décisif oppose maintenant Magali Kempen et Lara Salden à Anhelina Kalinina et Lyudmyla Kichenok, sans Elise Mertens, engagée au WTA 500 de Singapour, sans Hanne Vandewinkel, malade, ni Jeline Vandromme, blessée. Une équipe réduite, un peu comme la mienne certains dimanches quand deux partenaires annoncent forfait le samedi soir pour une gastro suspecte.
Trois absentes et on reste à égalité contre l’Ukraine. Ça, ça me parle : moi aussi je gagne mes meilleurs matches quand l’équipe est décimée. Il y a moins de pression, plus de place sur le terrain 4.
Le vainqueur de ce quart de finale affrontera en demi-finale le gagnant du match entre l’Italie, double tenante du titre, et la Chine, pays hôte. La Tchéquie et l’Espagne s’affronteront dans l’autre demi-finale.
Source : RTBF Sport.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.






