Le jeune homme a gagné à Shanghai, en trois sets, contre un Argentin, Tirante. À Tokyo, dix jours plus tôt, il avait perdu vite. Là, il a perdu le premier set, et puis il s’est repris. Ça allait.
Après, on l’a fait asseoir devant des micros. On lui a demandé s’il parlait avec Juan Carlos Ferrero. On lui a même répété ce que ce monsieur avait dit : « Ça ne me déplairait pas de travailler avec lui. »
Il a répondu qu’il pensait à son prochain match, très difficile. Puis à deux tournois, peut-être trois avec la Coupe Davis pour l’Espagne, qui le motive beaucoup. Puis à un mois pour réfléchir.
À Couvin, quand un garçon venait demander une jeune fille, on ne lui répondait pas à table, devant tout le monde. On parlait de la récolte, du temps, de la messe de dimanche. La réponse venait plus tard, en cuisine, et elle venait toujours. Ce garçon a fait exactement ça. Il a parlé de son calendrier, comme on parle de la récolte.
Personne ne lui en voudra. Le monsieur au micro, lui, a posé la question à table.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







