Rafael Jodar a battu l’Argentin Tirante 4-6, 6-2, 6-3 à Shanghai. Après le match, un journaliste lui a posé une question très claire : est-ce qu’il discute avec Juan Carlos Ferrero, est-ce qu’il élargit son équipe ? Le journaliste a même rappelé que Ferrero avait déclaré : « Ça ne me déplairait pas de travailler avec lui. »
Question bête, mais quand quelqu’un dit qu’il veut bien travailler avec vous, la réponse n’est pas oui ou non ?
Jodar a répondu : « Pour l’instant, je vais me concentrer sur mon prochain match, qui s’annonce très difficile. Après cela, j’ai encore deux tournois à disputer, voire trois si je suis sélectionné pour la Coupe Davis avec l’Espagne, un tournoi qui me motive beaucoup. Il me restera ensuite environ un mois pour réfléchir à la saison prochaine et m’y préparer. »
J’ai tout noté dans mon carnet, dans le train de 7 h 32. Et j’ai fait le calcul, étape par étape. Un match. Puis deux tournois. Peut-être trois. Puis un mois. Donc la réponse à la question Ferrero existe, elle est simplement rangée après la Coupe Davis. C’est une réponse avec une date de livraison. Le journaliste a posé sa question trop tôt, c’est tout.
J’ai montré mon carnet à la rédaction.
Ça s’appelle noyer le poisson, Maxime. Moi je le faisais déjà en 92, en mieux.
Noyer le poisson. Je l’ai noté aussi. Mais un poisson, on ne le noie pas, il vit dans l’eau. Donc la question est toujours vivante, quelque part, et elle nage. On m’explique que c’est la tradition des conférences de presse, d’accord, mais encore ?
Ce que je retiens : dix jours plus tôt à Tokyo, il avait été sèchement battu par Vallejo dès son entrée en lice. À Shanghai il a gagné, et sur Ferrero il n’a dit ni oui ni non. J’ai réessayé le calcul dans l’autre sens. Je tombe toujours sur la Coupe Davis.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




