Rafael Jodar a battu Tirante 4-6, 6-2, 6-3 à Shanghai, après avoir perdu un set. Dix jours plus tôt, il avait été sèchement battu par Vallejo à Tokyo. Je connais ce schéma : un premier tour raté, puis on revient, on change d’intentions. Pas de cordage chez lui dans la source, mais je reste persuadée.
Ce qui m’occupe, c’est la suite. Selon We Love Tennis, des rumeurs parlent d’un intérêt mutuel entre lui et Juan Carlos Ferrero. Ferrero a récemment déclaré : « Ça ne me déplairait pas de travailler avec lui. » Interrogé, Jodar n’a rien confirmé, rien démenti. Il veut se concentrer sur son prochain match, « qui s’annonce très difficile », puis deux tournois, trois avec la Coupe Davis, puis environ un mois pour réfléchir.
Un mois. J’ai relu ma farde de statistiques sur l’essuie du banc, et je me suis posé la même question que lui : qui pour encadrer ma saison ? Ferrero, je coche les critères un par un. Ouvert à une collaboration, il l’a dit lui-même. Pour Jodar, certes, mais l’esprit y est. Prêt à venir en Brabant wallon, c’est à voir. Prêt à travailler mon coup droit long de ligne le mardi soir, quand le terrain 4 est libre, c’est-à-dire jamais : voilà le critère qui coince.
Le monsieur dit que ça ne lui déplairait pas. Chez nous, on disait ça du deuxième morceau de tarte. Il n’arrivait jamais au troisième.
Jodar a son mois de réflexion. Moi ma saison commence vraiment en mai, j’en ai sept. À deux entraînements près, hein, Ferrero aurait le choix.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




