Ignacio Buse a battu Daniil Medvedev 6-4, 6-4 au deuxième tour du Rolex Paris Masters. J’ai sorti ma farde de statistiques avant même la fin du match, et je l’ai remplie au bic.
Premier set : aucun break jusqu’au dixième jeu. Medvedev sert à 4-5, ça monte à 30-30, il est breaké. Buse conclut sur sa première balle de set. Le 30-30 à 4-5, je connais. C’est le moment où ma partenaire de double me regarde et où mon GSM vibre dans le sac. Ce point-là, je le mets. Pas à chaque fois, mais je le mets.
Deuxième set, Medvedev mène 4-2. Puis 0-40 sur son service. Et Buse enchaîne cinq points d’affilée pour recoller à 4-4. Cinq points d’affilée depuis 0-40, c’est un schéma que je travaille le mardi soir, quand le terrain 4 est libre, c’est-à-dire jamais. Au total, Buse a sauvé cinq des six balles de break auxquelles il a fait face. Ça, c’est de l’intention.
Et puis il y a les fautes directes : 27 pour Medvedev, dont 18 dans le deuxième set. Medvedev a dit : « Je veux dire, je sens que la surface est plutôt rapide, mais faire un coup gagnant est presque impossible. » Moi, je l’aurais mis sur le cordage. Le cordage explique tout, les gens ne se rendent pas compte. Mais je respecte les autres méthodes.
Buse, je le surveillais déjà. Lundi, il avait battu Zizou Bergs 6-2, 6-4. Il a gagné Hambourg et Winston-Salem cette saison. À deux entraînements près, hein, on avait le même calendrier, sauf les tournois.
Il a sauvé cinq balles de break sur six. La sixième, on la lui laisse, comme le dernier morceau de tarte. Le marqueur, lui, n’a rien laissé à personne.
Pour les huitièmes contre Nuno Borges, lucky loser, j’ai déjà préparé une colonne « balles de break sauvées » dans la farde. Si Buse fait cinq sur six, je le note comme un pair.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors.





