Daniil Medvedev, tête de série n°4, a perdu 6-4, 6-4 contre Ignacio Buse, mercredi, au deuxième tour du Rolex Paris Masters. Après le match, il a parlé de la balle : « La balle ne part pas de la raquette. C’est comme… rapide, mais pas vraiment rapide. »
Question bête, mais comment une chose peut être rapide et pas rapide en même temps ? J’ai relu la phrase dans le train de 7 h 32, entre Louvain-la-Neuve et Bruxelles. Le train, lui, était lent, et vraiment lent. Ça ne m’a pas aidé.
Il a aussi dit : « Je veux dire, je sens que la surface est plutôt rapide, mais faire un coup gagnant est presque impossible. » Donc la surface va vite, mais les coups gagnants n’arrivent pas. J’ai cherché un objet de ma vie qui fait ça. La file à la cafétéria de la rédaction avance vite, mais je n’ai jamais de croissant. C’est peut-être ça, une surface de Paris.
J’ai voulu tester avec une balle de tennis dans le couloir du kot. Elle partait de ma main. Je n’ai pas su dire si elle était vraiment rapide. Mon voisin de palier non plus. Il m’a demandé d’arrêter.
Ce que j’ai compris, par contre, c’est que Buse, lui, a trouvé des coups gagnants. Ou en tout cas il a laissé Medvedev faire 27 fautes directes, contre 17 pour lui. Dans le deuxième set, mené 4-2, il a pris cinq points d’affilée depuis 0-40 sur le service de Medvedev. Puis il a gagné sur sa première balle de match. Il a 22 ans, il est 33e mondial, et c’est le premier Péruvien en huitièmes à Paris.
Une surface rapide mais pas rapide, Maxime, c’est une surface moyenne. Je le dis depuis des années.
J’ai vérifié, et en fait personne ne sait ce qu’est une surface moyenne non plus. Buse rejoue en huitièmes contre Nuno Borges, lucky loser. Je regarderai si la balle part de sa raquette. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors.


