Alors, c’est très simple. Arthur Fils s’est qualifié ce mercredi 4 novembre pour ses premières ATP Finals, à 22 ans. Dixième Français à décrocher son billet, septième mondial. Turin, du 15 au 22 novembre. Je l’avais dit dès janvier. Enfin, j’avais dit qu’un Français irait. Lequel, c’est un détail.
Et puis Yannick Noah parle à Tennis Actu. Quatre Masters entre 1982 et 1986, record pour un joueur français, le premier à 22 ans à New York. Et il dit ceci : « Oui, rien, rien. Ça ne comptait pas pour moi. Non, mais vraiment. »
C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas. Le Masters, c’est un tournoi de fin de saison où les gens arrivent cuits. Moi, à Kitzbühel, en 92, j’étais cuit aussi, et ça ne m’a pas empêché de prendre un set à un futur top 10. Ou deux jeux. Le contexte était différent.
Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit en janvier, quand j’annonçais que Turin serait l’événement de l’année. Je précise. L’événement, c’est la qualification de Fils. Le tournoi, lui, ne compte pas. Noah le dit, je le disais, ça va ?
Noah ajoute quand même qu’il a des rapports avec Arthur et sa famille, et qu’il lui « souhaite vraiment le meilleur ». Il pense qu’il a « une belle marge de progression ». Joli compliment, mais il manque un détail : le revers à une main. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, la marge de progression, elle est là.
Question bête, mais si le Masters ne compte pas, pourquoi tu as gardé ton classement de 1992 en fond d’écran ?
Ce n’est pas un classement, Maxime, c’est une archive. Et elle compte, elle.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.






