Alors, c’est très simple. Jiri Lehecka bat Frances Tiafoe 6-4, 7-6(4) en quarts de finale de l’ATP 250 de Stuttgart. Il gagne le tie-break du deuxième set, donne son interview, rentre aux vestiaires. Et là, de l’autre bout de la pièce, il entend une formule que je ne répéterai pas, deux fois de suite. Puis les deux éclatent de rire.
Lehecka l’a raconté au site de l’ATP : « C’est en fait une histoire super drôle, parce qu’on a joué à un niveau incroyable. » Il ajoute : « Dans ces moments‐là, on voit à quel point on est détendus en réalité. »
Je l’avais dit dès janvier. Les vestiaires, c’est là que tout se joue, hein. Pas sur le court. Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, j’ai perdu en trois sets. Ou en deux, le contexte était différent. Dans le vestiaire, il m’a regardé et il a dit un mot. Allemand, je crois. On a ri. Enfin, moi j’ai ri, lui se changeait. Mais l’esprit y était.
Ensuite, selon Lehecka, ils ont parlé du match : comment il s’était déroulé, ce qu’ils avaient bien fait, mal fait, et comment les fans les avaient encouragés. Un débriefing entre consultants, en somme. Personne ne m’a appelé.
Lehecka juge que c’est l’un des meilleurs matchs qu’il ait joués. Je ne dis pas le contraire, mais un 7-6 au deuxième, chez moi on appelle ça un match serré, pas un chef-d’œuvre. Attention, je précise : c’était très bien. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, un match pareil finit en insulte. Lui l’a eu avec le rire en prime.
Question bête, mais si c’est ça quand ils s’entendent bien, ils se disent quoi quand ils se fâchent ?
Depuis, Lehecka a éliminé Stan Wawrinka au premier tour de l’ATP 500 de Bâle. Les vestiaires de Bâle, on attend son récit. Moi, je suis disponible.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.






