Alors, c’est très simple. Taylor Fritz, 12e mondial, dit que les balles de Shanghai sont très rapides quand elles sont neuves et qu’elles s’usent très vite. Qu’une fois usées, finir un échange devient très difficile. Il parle de « vraie torture », selon Championat. Je l’avais dit dès janvier.
Enfin, en janvier je parlais des cordages. Mais la balle touche le cordage, hein, c’est le même sujet. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise.
Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, on jouait avec des balles qui avaient vu trois tournois et une partie de ping-pong. Je mène, la balle devient molle comme un pistolet de la veille, et je gagne quand même le jeu. Le set, c’est une autre histoire, il y avait du vent. Mais l’échange, je le finissais.
Daniil Medvedev, Alexander Zverev et Fritz relèvent maintenant que la qualité des balles change selon les tournois du circuit ATP. Trois joueurs du haut du tableau qui arrivent à ma conclusion. Avec une petite trentaine d’années de retard, ça va.
Jean-Pol, à Kitzbühel, c’était quelle marque de balles ?
Une bonne marque. Je ne vais pas faire de publicité. Fritz, lui, trouve un point positif : les courts ont été rendus plus rapides cette année, donc la balle vole au moins un peu. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, c’est ce que j’aurais conseillé si on m’avait appelé sur un plateau. On ne m’a pas appelé.
Il joue Stefanos Tsitsipas au troisième tour. Je ne donne pas de pronostic, je donne une analyse : celui qui gagne les échanges courts passera.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







