Le jeune homme, Taylor Fritz, douzième au monde, trouve que les balles de Shanghai s’usent trop vite. Quand elles sont usées, dit-il selon Championat, finir un échange est « une vraie torture ».
Il a dit aussi que les courts sont plus rapides cette année, et que la balle vole au moins un peu. Il cherche le positif. C’est bien élevé.
Je ne critique pas. Je compare. À Couvin, on gardait les balles dans une boîte en fer, à côté des pinces à linge, et on les faisait durer l’été entier. Quand elles ne rebondissaient plus, elles allaient au chien, qui ne s’est jamais plaint. Monsieur Medvedev et monsieur Zverev disent que les balles changent d’un tournoi à l’autre. Chez nous, elles changeaient d’une année à l’autre, et on savait pourquoi : on en achetait.
Il joue maintenant contre le jeune Tsitsipas, au troisième tour. J’espère qu’on leur donnera des balles neuves, et qu’ils ont mangé.
Le monsieur qui fabrique les balles a sûrement une boîte en fer.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




