Taylor Fritz, 12e joueur mondial, s’est plaint des balles du Masters 1000 de Shanghai. Je l’ai lu dans le train de 7 h 32, entre Ottignies et la rédaction. Ses mots, rapportés par Championat : « Mais ces balles, bon sang, elles sont tellement rapides quand elles sont neuves, et puis elles s’usent si vite. Et dès qu’elles s’usent, mon Dieu, finir un échange, c’est une vraie torture. C’est tellement dur. »
Question bête, mais une balle, ça change d’un tournoi à l’autre ? Moi je croyais qu’une balle de tennis était une balle de tennis, jaune, ronde, point. Eh bien non. Daniil Medvedev, Alexander Zverev et Fritz relèvent tous les trois que la qualité des balles n’est pas la même d’un tournoi à l’autre sur le circuit ATP. Trois joueurs du haut du classement, la même remarque. Ça fait beaucoup pour un objet que personne ne regarde.
J’ai fait le calcul dans ma tête. Si la balle est très rapide neuve et qu’elle s’use très vite, il existe un moment, quelque part au milieu, où elle est exactement comme il faut. Peut-être trois coups. Peut-être un. Le joueur doit donc gagner le point pendant ce coup-là, sinon c’est la torture. Je comprends mieux pourquoi ils demandent la balle neuve avec autant de sérieux.
Fritz trouve quand même une consolation : les courts ont été rendus plus rapides cette année, « donc au moins la balle vole un peu ». Donc on a accéléré le sol pour aider une balle qui ralentit. Le court fait le travail de la balle. J’ai voulu demander à quelqu’un qui décide de tout ça, j’ai tendu mon carnet en disant s’il vous plaît.
Maxime, moi je joue toute une saison avec trois balles. La torture, je l’appelle dimanche.
Mon carnet est revenu vide. Fritz, lui, doit affronter Stefanos Tsitsipas au troisième tour, avec les mêmes balles que tout le monde. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




