Taylor Fritz, 12e mondial, a dit à Shanghai que les balles sont très rapides neuves, qu’elles s’usent très vite, et qu’avec une balle usée, finir un échange « c’est une vraie torture », selon Championat. Enfin quelqu’un.
Je lis ça dans ma farde de statistiques, que je tiens aussi sur mes balles. Les tubes du dimanche, au club, on les ouvre à dix heures. À dix heures vingt, elles ont déjà perdu leur poil, et à onze heures on joue avec un objet qui ressemble à une balle par politesse. Mes défaites du deuxième set, je les mets sur le cordage. Je vais maintenant les répartir : moitié cordage, moitié balle.
Ce que Fritz décrit, techniquement, je le vis. Balle neuve : je frappe, ça part, je suis surprise moi-même. Balle usée : je dois tout créer, l’intention, la zone, le schéma. Lui joue Stefanos Tsitsipas au troisième tour. Moi c’est le terrain 4, avec ce néon qui fait paraître la balle encore plus vieille.
Daniil Medvedev, Alexander Zverev et Fritz relèvent que la qualité des balles change selon les tournois du circuit ATP. Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte : on a le même problème, mais d’un dimanche à l’autre.
Céline, à Kitzbühel, on finissait les échanges. C’est une question de mental.
Jean-Pol n’a pas fini un échange depuis la bulle de l’hiver dernier. Fritz ajoute que les courts ont été rendus plus rapides cette année, donc la balle vole au moins un peu. La brique pilée du terrain 4 n’a pas été prévenue. Ce passing en fin d’échange, je le mets. Avec une balle neuve.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




