Question bête, mais si on a gagné un tournoi l’an dernier et qu’on y revient, on fait quoi, exactement ?
Valentin Vacherot, monégasque, tenant du titre, a battu l’Argentin Sebastian Baez 6-4, 7-6 pour son entrée en lice au Masters 1000 de Shanghai. Sur le court central. Jusque-là, je suis. Ensuite il a dit en conférence de presse : « J’ai essayé de ne pas considérer cela comme une défense de titre. »
J’ai noté ça dans mon carnet, dans le train de 7 h 32, et j’ai déroulé. Étape un : il a le titre. Étape deux : il ne le défend pas. Étape trois : donc, si quelqu’un d’autre le gagne, il ne l’a pas perdu, puisqu’il ne le défendait pas. Étape quatre : donc il peut être tenant du titre éternellement, sans jamais rien défendre. J’ai trouvé le système génial. Puis j’ai relu, et j’ai un doute sur l’étape trois.
Il a aussi dit : « Ce serait trop arrogant de dire que je viens ici uniquement pour défendre mon titre. » Uniquement. Le mot compte. Donc il défend un peu, mais pas uniquement. J’ai essayé de calculer le pourcentage. Mon carnet ne va pas jusque-là.
Ce qu’il fait à la place, c’est être content. Il a déclaré que la joie d’être de retour à Shanghai prenait le dessus sur tout le reste. Il a même dit qu’il ne savait pas vraiment s’il pourrait jouer ce premier tour sur le court central. Le tenant du titre, qui doute d’avoir le central. On m’explique que c’est la politesse du circuit, d’accord, mais encore ?
J’ai demandé à Jean-Pol s’il avait déjà défendu un titre.
Plusieurs fois. Avec arrogance. C’est comme ça qu’on les garde, hein.
Il n’a pas su me dire lesquels. J’ai cherché, je n’ai rien trouvé, j’ai arrêté de chercher quand il m’a regardé.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.





