Elena Rybakina est numéro 1 mondiale depuis l’US Open. Ensuite, Pékin : battue dès son entrée en lice. Wuhan : forfait. Et la voilà à Ningbo, un WTA 500, où elle a dit le 19 octobre que sa saison, « même si elle a été couronnée de succès, a également été très longue ».
Je comprends. Vraiment. Ma saison aussi a été très longue, et pas couronnée du tout. Moi ma saison commence vraiment en mai, et en octobre j’ai déjà l’impression d’avoir joué trois ans. Les gens ne voient que le classement. Ils ne voient pas le terrain 4, le néon, la brique pilée qui colle quand il drache.
Ce qui m’intéresse, techniquement, c’est sa gestion. Défaite d’entrée, puis forfait, puis retour sur un tournoi où elle a de très bons souvenirs. C’est un schéma. Je fais pareil : après une défaite, je saute un dimanche, et je reviens dans le club où j’ai gagné un set en 2023. Les intentions sont les mêmes. L’échelle diffère légèrement.
Elle dit que le plus important est de terminer la saison numéro 1 mondiale. Moi, le plus important, c’est de terminer la saison C30.4, et pas plus bas. Le classement AFT tombe en janvier, comme un verdict. Elle, au moins, elle connaît le sien.
Céline, elle est numéro 1. Toi, tu es classée depuis quand en C30.4, déjà ?
Transitoirement, Jean-Pol. Et je rappelle que je suis passée à C15.5 avant la tendinite. Rybakina a deux semaines pour tout donner. Moi j’ai le mardi soir, quand le terrain 4 est libre, c’est-à-dire jamais. À deux entraînements près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







