Alors, c’est très simple. Rybakina est devenue numéro 1 mondiale pour la première fois de sa carrière après son titre à l’US Open. Je l’avais dit dès janvier. Pas avec ces mots-là, mais l’esprit y était, hein.
Ensuite, Pékin. Battue dès son entrée en lice. Là, tout le monde s’affole. Moi pas. J’avais annoncé une tournée asiatique compliquée. Je l’ai dit au Léopold, à la buvette, devant trois membres de mon équipe d’interclubs, dont un qui s’en souvient vaguement.
Puis Wuhan : forfait. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. Quand j’annonçais une tournée compliquée, je parlais d’une tournée courte. Une tournée courte, c’est une tournée maîtrisée. Nonante pour cent des numéros 1 gèrent comme ça, et je suis gentil.
Et maintenant Ningbo, un WTA 500. Elle a donné sa conférence de presse le 19 octobre, et je l’ai lue chez moi à Uccle, enfin à Waterloo cette année. Elle a dit : « C’est génial d’être de retour ici, à Ningbo. J’ai de très bons souvenirs de ce tournoi, j’espère pouvoir le remporter à nouveau. Pour l’instant, je pense que le plus important pour moi est de terminer la saison en tant que numéro 1 mondiale. Je dois essayer de tout donner au cours des deux semaines qui restent, car la saison, même si elle a été couronnée de succès, a également été très longue. »
Tout donner, deux semaines. C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas. Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10, je me suis dit la même chose. J’avais deux semaines devant moi, ou deux jours, le calendrier était différent. J’ai tout donné. Le résultat, on en parle une autre fois.
Donc je résume ma position sur la saison de Rybakina. Elle devait gagner l’US Open : je l’avais vu. Elle devait passer à côté à Pékin : je l’avais vu aussi. Elle devait souffler à Wuhan : évident pour qui connaît le circuit. Et elle veut finir l’année numéro 1 : c’était mon pronostic de départ, que je retrouve intact.
Jean-Pol, en janvier, tu nous as parlé de ton genou pendant une heure. Rybakina, je ne l’ai pas entendue.
Céline confond deux conversations. La RTBF ne m’a pas appelé pour trancher, ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




