Question bête, mais quand on a déjà tout donné, on donne quoi ?
Elena Rybakina est numéro 1 mondiale depuis son titre à l’US Open. Première fois de sa carrière. Ensuite elle a perdu dès son premier match à Pékin, puis elle a déclaré forfait à Wuhan. Elle revient à Ningbo, un WTA 500 en Chine, et le 19 octobre elle a parlé en conférence de presse. J’ai lu ça dans le train de 7 h 32, entre Ottignies et Bruxelles.
Elle a dit : « Je dois essayer de tout donner au cours des deux semaines qui restent, car la saison, même si elle a été couronnée de succès, a également été très longue. »
J’ai pris mon carnet. Tout donner, c’est cent pour cent. Mais si elle a gagné l’US Open, elle avait déjà donné beaucoup. On m’a dit à la rédaction que les joueurs disent toujours ça. D’accord, mais encore ? J’ai demandé combien il restait dans le réservoir après une saison très longue. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Alors j’ai fait un calcul. Deux semaines. Si elle donne tout la première semaine, la deuxième, il ne reste rien. Sauf si « tout » se recharge le dimanche. Je pense que oui, parce qu’elle dit aussi espérer gagner encore Ningbo, où elle a de très bons souvenirs. On n’espère pas gagner un tournoi avec rien.
Tout donner, c’est une expression, Maxime. Moi, à Kitzbühel, en 92, j’ai tout donné, et j’en avais encore pour le double.
Donc on peut tout donner et en garder pour le double. Ça règle mon calcul, ou ça le casse, je n’ai pas encore décidé. Ce que j’ai retenu : le plus important pour elle, c’est de terminer la saison numéro 1 mondiale. Ça, au moins, c’est un chiffre. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




