Alors, c’est très simple. Carlos Alcaraz a remis le calendrier sur la table, son rythme effréné, tout ça. Et certains l’ont trouvé hypocrite, parce qu’il joue des exhibitions, notamment en décembre, pendant l’intersaison. Je l’avais dit dès janvier. Enfin, j’avais dit quelque chose sur décembre, et l’esprit y était.
Mark Philippoussis, ancien 8e mondial, a été interrogé par Clay. Il a dit : « Vous voyez, Federer, Nadal et Djokovic refusaient (les exhibitions) parce qu’ils avaient une vision plus large, à savoir les tournois du Grand Chelem. » Federer, Nadal, Djokovic. Trois noms. Il en manquait un, hein. Moi, à Kitzbühel, en 92, on m’a proposé une exhibition. Je crois. C’était un apéritif avec une raquette, ça compte. J’ai dit non, parce que j’avais une vision plus large. Le tableau des qualifications, déjà, c’était large.
Il a aussi dit : « Personne ne vous met un pistolet sur la tempe pour vous obliger à jouer toutes ces semaines. On peut toujours dire non. » C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas. On ne m’appelle sur aucun plateau, donc je dis non à tous les plateaux, préventivement. Nonante pour cent de mes refus ne m’ont jamais été demandés, et je suis gentil.
Et sa conclusion : « Ils veulent donc ces semaines de repos, mais comme ils sont très bien payés pour disputer ces tournois, ils ne disent pas non. C’est à eux de décider. » Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. En janvier, j’avais prévu qu’Alcaraz jouerait moins. S’il joue plus, c’est qu’il a lu mon pronostic à l’envers. Ça arrive avec les jeunes.
Question bête, mais une exhibition, on y gagne quoi, à part l’argent ? Un trophée ? Des points ? J’ai demandé, personne ne sait.
Il ne sait pas, Maxime, parce qu’il n’était pas à Kitzbühel. Moi j’y étais. Les détails ont un peu bougé depuis, mais la vision, elle, était large. Philippoussis dit que c’est aux joueurs de décider. Je suis d’accord, mais j’aurais décidé plus tôt, ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.






