Le jeune Alcaraz trouve le calendrier trop chargé. On lui reproche de jouer des exhibitions en décembre, quand il pourrait se reposer. Monsieur Philippoussis, qui fut 8e mondial, a été interrogé par Clay. Il dit que personne ne met un pistolet sur la tempe des joueurs, qu’on peut toujours dire non, et que c’est à eux de décider.
Je ne critique pas. Je compare.
À Couvin, en décembre, on était invité partout. La paroisse, la tante pour le whist, les voisins pour la tarte au riz. On y allait, on mangeait, on rentrait. Personne ne nous payait, et personne ne nous demandait si on avait une vision plus large. Monsieur Philippoussis dit que les trois autres refusaient, parce qu’ils pensaient aux tournois du Grand Chelem. Ils étaient bien élevés, alors. Le jeune homme, lui, accepte. Il a raison, une invitation se refuse mal. Le monsieur qui envoie le chèque en décembre, lui, connaît le calendrier.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



