Carlos Alcaraz a remis le calendrier sur la table, et son rythme effréné avec. Certains lui ont répondu qu’il était hypocrite, puisqu’il joue des exhibitions, notamment en décembre. Mark Philippoussis, ancien 8e mondial, interrogé par Clay, a tranché : « Personne ne vous met un pistolet sur la tempe pour vous obliger à jouer toutes ces semaines. On peut toujours dire non. »
Dire non. Je connais la théorie. J’ai lu ça dimanche soir, l’essuie encore sur l’épaule, après l’interclubs de dix heures, et je me suis reconnue dans Alcaraz. Le capitaine m’appelle pour le double, je dis oui. Le mardi soir, le terrain 4 se libère, je dis oui. Le tournoi de la bulle en décembre, qu’on loue à l’heure, je dis oui. Le calendrier d’une C30.4, les gens ne se rendent pas compte.
Philippoussis dit aussi que Federer, Nadal et Djokovic refusaient les exhibitions parce qu’ils avaient une vision plus large, à savoir les tournois du Grand Chelem. C’est un schéma. Je l’ai noté dans ma farde. Ma vision large, à moi, c’est janvier, quand le classement AFT tombe comme un verdict. Je garde de l’énergie pour ça. Enfin, en théorie.
Et sa dernière phrase : « Ils veulent donc ces semaines de repos, mais comme ils sont très bien payés pour disputer ces tournois, ils ne disent pas non. C’est à eux de décider. » Là, je décroche. Moi on ne me paie pas. On me donne un cornet de frites à la buvette, pour la récupération. Et je ne dis pas non non plus.
Céline, la vision large, ça ne s’improvise pas. Moi, à Kitzbühel, en 92, je l’avais déjà.
Donc si je résume, Alcaraz et moi, on a le même problème d’agenda, à deux entraînements près, hein. Lui a des exhibitions en décembre. Moi, ma saison commence vraiment en mai.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.



