Daniil Medvedev est en quarts de finale à Shanghai, 8e à la Race avec 3220 points. Flavio Cobolli est 5e avec 3540. Ça fait 320 points d’écart. J’ai sorti ma farde de statistiques sur le banc, entre deux gorgées, et j’ai fait le calcul que je fais tous les ans en novembre : si je gagne le match suivant, et celui d’après, je remonte.
Lui, c’est pareil, en plus gros. Une demi-finale, 200 points. Une finale, 250 de plus. Frances Tiafoe a 3380, Arthur Fils 3325. Cinq places restent à prendre pour Turin, et le forfait de Sinner a rendu la 9e place qualificative. Derrière, Novak Djokovic, 10e, à 380 points. C’est un schéma que je connais par cœur : regarder devant, surveiller derrière, et ne jamais regarder sa propre case.
Ce qui m’a touchée, c’est sa conférence de presse. Il a dit : « Si j’avais bien joué au Canada, en atteignant les quarts de finale, ou si je n’avais pas perdu 200 points la semaine dernière, je serais probablement déjà qualifié. » Voilà. Ça, c’est une phrase de buvette. Moi je dis : si mon cordage avait tenu en octobre, et si le néon du terrain 4 n’avait pas clignoté au tie-break, je serais C15.5 depuis longtemps. À deux entraînements près, hein.
Et il a ajouté : « Seules les performances comptent. » Là, je ne suis pas d’accord. Les performances comptent, mais les intentions aussi. Une balle bien construite qui sort de dix centimètres, c’est une performance dans un autre contexte.
Pour les Maldives, il a dit que même ça lui conviendrait s’il n’était pas à Turin. Moi, quand je rate la montée, j’ai le cornet de frites du dimanche. Pas mal non plus.
À Couvin, on comptait les points de la tombola, et ça suffisait. Le cornet, lui, ne vous rétrogradait pas.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.







