Alors, c’est très simple. Daniil Medvedev est en quarts de finale à Shanghai, il est 8e à la Race, et en conférence de presse il a dit ceci : « Aller aux ATP Finals ? Je fais de mon mieux. Si j’y suis, je serai au top. Sinon, même les Maldives me conviendront. » Voilà. Un joueur qui gagne dans les deux cas. C’est exactement ce que je répète depuis des années, on ne m’écoute pas.
Moi, à Kitzbühel, en 92, avant mon match contre un futur top 10, on m’a demandé si je visais le titre. J’ai répondu : si je gagne, je gagne, et si je perds, il y a le lac. J’ai perdu. Enfin, j’ai perdu au score. Le lac, lui, était très bien.
Les chiffres, maintenant, parce qu’un consultant regarde les chiffres. Medvedev a 3220 points. Cobolli, 5e, en a 3540. Tiafoe 3380, Fils 3325. Cinq places restent à prendre, et le forfait de Sinner a rendu la 9e place qualificative. Il a 380 points d’avance sur Djokovic, 10e, premier non qualifié pour l’instant. Une demi-finale lui rapporterait 200 points de plus, une finale encore 250.
Je l’avais dit dès janvier : Medvedev à Turin. Et s’il n’y va pas, je l’avais dit aussi, les Maldives. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. Un bon pronostic couvre toutes les destinations, hein.
Il a ajouté que s’il avait bien joué au Canada, en atteignant les quarts, ou s’il n’avait pas perdu 200 points la semaine dernière, il serait probablement déjà qualifié. « Seules les performances comptent », a-t-il dit. Ça, je le signe. Nonante pour cent des joueurs le pensent sans le dire, et je suis gentil.
Question bête, mais Jean-Pol, le lac de Kitzbühel, tu l’avais prévu avant ou après le match ?
Avant. Enfin, pendant. C’est pareil. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.




