À l’US Open, Alexander Zverev a été sanctionné plusieurs fois pour dépassement de temps sur sa mise en jeu. La cause : ses rebonds de balle, répétés. Karen Khachanov, son adversaire en demi-finale, l’a dit. Ben Shelton, son adversaire en finale, aussi.
Boris Becker et Andy Roddick se sont rangés derrière les deux. Mark Petchey a défendu le numéro deux mondial. Puis Jimmy Connors a parlé dans son podcast, Advantage Connors : ces tics donnent de l’assurance à Zverev, et c’est aux adversaires d’en faire abstraction.
Connors a aussi sorti son propre compteur. « Moi aussi, j’étais un joueur très superstitieux et je devais faire un nombre précis de rebonds. Je faisais rebondir la balle entre huit et dix-huit fois », a-t-il dit. Il a précisé qu’il devait toujours finir sur un nombre pair, et cité Venus Williams, qui ne marchait jamais sur la ligne.
Jean-Pol a écouté l’épisode deux fois, « pour vérifier qu’on ne me cite pas ».
Alors, c’est très simple : nonante pour cent des joueurs comptent leurs rebonds, et je suis gentil. Je répète ça depuis des années, on ne m’écoute pas. Attention, je ne dis pas que le chronomètre a tort. Je précise qu’il arrive trop tôt, hein.
On lui fait remarquer qu’il avait qualifié ces rituels d’« enfantillages » au mois de mars. Il répond que le contexte n’était pas le même, que les balles non plus, et il enchaîne sur Kitzbühel.
Moi, à Kitzbühel, en 92, contre un futur top 10 : douze rebonds. Parfois quatorze. Jamais treize, ça ne se fait pas. Ce match, je le gagne. Enfin, je le gagne dans l’esprit, ça va ?
Connors, lui, s’est dit convaincu que Zverev travaille sur ce point et qu’il essaiera de le corriger s’il en a l’occasion, tout en ajoutant que la superstition reste la superstition. Ses propos ont été rapportés par Tennis World Italia.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




