Alexander Bublik a joué sa première Laver Cup le week-end dernier, à Londres. Appelé par Roger Federer et par Andre Agassi, capitaine de la Team World. À Pékin, il a dit avoir totalement changé d’avis : « C’est une compétition très sérieuse, je n’ai pas peur de le dire, même si de nombreux fans m’accusent d’avoir changé d’avis. »
Il y a quelques mois, il disait que c’était une exhibition, que ça ne rapportait pas de points, et que les capitaines choisissaient toujours ceux qui parlent anglais.
Je connais exactement ce schéma. Le double mixte du samedi, à mon club, je l’ai appelé « un amusement » pendant deux saisons. Ça ne compte pas pour le classement AFT, donc. Et puis un jour on m’a demandé de remplacer quelqu’un. J’ai sorti ma farde de statistiques, j’ai changé mon cordage la veille, et j’ai trouvé l’épreuve extrêmement sérieuse. Avec un petit côté amusement, mais très compétitif.
Ce qui change, c’est le coup de fil. Lui, c’est Federer et Agassi. Moi, c’était le responsable de la buvette, mais l’émotion est comparable, je pense.
Je note quand même qu’à la Laver Cup on joue en équipe, avec un banc, des gens qui se lèvent pour vous. Sur le terrain 4, sous le néon, mon banc, c’est mon essuie. Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte, mais le banc, lui, n’a pas bougé.
Le jeune homme a été invité, il est venu, il a changé d’avis. Chez nous aussi on changeait d’avis. On n’en faisait pas une conférence de presse.
Bref. Si quelqu’un compose une Team Brabant wallon, je suis disponible le week-end. À deux entraînements près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







