Question bête, mais c’est quoi, une exhibition ? Alexander Bublik avait la réponse il y a quelques mois : « Est‐ce qu’elle rapporte des points au classement ? Non. C’est donc une exhibition. » C’était clair. J’avais noté la règle dans mon carnet, dans le train de 7 h 32.
Puis il a joué sa première Laver Cup, le week-end dernier à Londres, appelé par Roger Federer et Andre Agassi. Et à Pékin, en conférence de presse, il a dit : « C’est une compétition très sérieuse, je n’ai pas peur de le dire, même si de nombreux fans m’accusent d’avoir changé d’avis. Bien sûr, ça a un petit côté exhibition, mais c’est une exhibition très compétitive. »
Donc il existe des exhibitions sérieuses. J’ai barré ma règle. Pas complètement, juste un trait.
J’ai demandé autour de moi à partir de quand une exhibition devient une compétition. On m’a parlé des points, puis de l’ambiance, puis du fait de vouloir gagner. Mais tout le monde veut gagner, non ? Au foot, un match amical, ils s’arrêtent de courir ? J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Ce que je retiens, c’est que le joueur le mieux placé pour répondre est celui qui a joué. Avant, il regardait de loin. Après, il savait. C’est un peu ma situation avec le tennis entier.
Les interclubs ne rapportent presque rien et je te garantis que c’est sérieux, hein.
J’ai ajouté une ligne au carnet : « petit côté exhibition », sans unité de mesure. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




