Alors, c’est très simple. Alexander Bublik a joué sa première Laver Cup le week-end dernier, à Londres. Appelé par Roger Federer, le patron, et par Andre Agassi, capitaine de la Team World. Et à Pékin, en conférence de presse de l’ATP 500, il a dit avoir totalement changé d’avis.
Il y a quelques mois, il disait ceci : « Bien sûr que la Laver Cup en est une exhibition. Est‐ce qu’elle rapporte des points au classement ? Non. C’est donc une exhibition. » Il ajoutait que les capitaines choisissent toujours ceux qui parlent anglais.
Aujourd’hui : « C’est une compétition très sérieuse, je n’ai pas peur de le dire, même si de nombreux fans m’accusent d’avoir changé d’avis. Bien sûr, ça a un petit côté exhibition, mais c’est une exhibition très compétitive. »
Je l’avais dit dès janvier. Les deux. J’avais dit que c’était une exhibition, et j’avais dit que c’était sérieux, à des moments différents de la même soirée, au Léopold, devant témoins. Attention, je ne dis pas le contraire de ce que j’ai dit. Je précise. C’est exactement ce que fait le garçon, et je trouve qu’il le fait bien, mais il le fait en conférence de presse, ce qui est la version facile. Moi, personne ne me tend un micro.
Et là où il a raison, c’est sur l’invitation. Dans nonante pour cent des cas, et je suis gentil, une compétition devient sérieuse le jour où on vous y appelle. Le Léopold en division 1, enfin en 2, c’est pareil : c’était une exhibition jusqu’au jour où on m’a nommé capitaine. Depuis, c’est le haut niveau.
Personne ne m’a appelé pour la Team World. Ni pour l’Europe. J’ai vérifié mon GSM deux fois pendant le week-end, au cas où.
Question bête, mais une exhibition très compétitive, ça rapporte des points ou pas ?
Non, Maxime. C’est pour ça qu’elle est sérieuse. Ça va ?
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




