Le jeune homme Bublik disait, il y a quelques mois, que la Laver Cup était une exhibition, puisqu’elle ne rapporte pas de points. Il disait aussi qu’on y choisissait toujours ceux qui parlent anglais.
Puis monsieur Federer et monsieur Agassi l’ont appelé. Il est allé à Londres, le week-end dernier. Et à Pékin, il a dit que c’était une compétition très sérieuse, avec un petit côté exhibition, et qu’il n’avait pas peur de le dire, même si des fans l’accusent d’avoir changé d’avis.
Je ne critique pas. Je compare.
À Couvin, ma tante trouvait le whist de la paroisse trop mondain. Elle le disait au dîner, un peu fort. Un jour on lui a gardé une place à la table du curé. Elle y est allée en chapeau. Elle a trouvé la partie très disputée, et le café meilleur que prévu. Personne ne lui a rien rappelé. On lui a resservi de la tarte au riz.
Changer d’avis quand on a goûté, ça s’appelle de l’éducation. Le garçon a goûté, il le dit, c’est honnête.
Les fans qui tiennent le compte de ses phrases, eux, n’ont pas été invités.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.




