Alexander Bublik ne défendra pas son titre à Hangzhou (23-29 septembre), remporté l’an dernier contre Valentin Royer 7-6(4), 7-6(4). Il jouera à la place sa première Laver Cup, du 25 au 27 septembre à Londres, dans la Team World d’Andre Agassi, avec Taylor Fritz, Alex de Minaur, Brandon Nakashima, Learner Tien et Francisco Cerundolo.
Le 21e mondial n’a pas toujours porté cette compétition dans son cœur. Il la qualifiait autrefois d’exhibition, arguant de l’absence de points ATP à la clé. Dans une interview accordée à CLAY pendant Wimbledon, publiée mardi, Bublik fait son mea culpa : « Peut-être que lorsque j’ai dit que c’était une exhibition, j’avais un autre état d’esprit parce que je n’avais encore jamais participé à la Laver Cup. Aujourd’hui, je ne suis plus certain que ce soit une exhibition. »
Il raconte aussi que l’ambiance de vestiaire virtuel s’est mise en place avant même le premier entraînement : « Quand ma participation a été annoncée, des joueurs de mon équipe m’écrivaient déjà en me disant : « Hé, est-ce qu’on devrait faire ça ? » Il y avait déjà de la tactique. Je pense que c’est une véritable compétition par équipes, simplement sans points au classement. C’est ça, la différence. »
Des joueurs qui s’écrivent avant même le premier entraînement pour caler les schémas, ça, je connais. Mon équipe a un groupe depuis septembre pour l’ordre des doubles en interclubs. La seule différence, c’est qu’eux ils ont Agassi dans le groupe, et nous on a la dame qui gère le planning de la bulle.
Reste que la comparaison a ses limites. Bublik joue une compétition par invitation devant des tribunes combles à Londres. La C30.4, elle, joue le dimanche à dix heures sur le terrain 4, sous un néon qui grésille, avec un cornet de frites en guise de prime de match. Le prestige, disait-elle, « ça se joue aussi à la buvette ».
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.






