Gaël Monfils a été nommé capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis, à la place de Paul-Henri Mathieu. J’ai lu ça dans le train de 7 h 32, et ma première question a été la plus simple : qu’est-ce que fait un capitaine, au tennis ? Au foot, le capitaine joue. Là, j’ai compris qu’il est assis sur une chaise au bord du court. Question bête, mais il a un brassard ?
J’ai cherché qui d’autre voulait la chaise. Jo-Wilfried Tsonga convoitait le poste. Selon L’Équipe, « il travaillait sur un projet, mais son rôle d’actionnaire de la All In Academy, à la fois organisateur de l’ATP 250 de Lyon et agent, était un frein pour cause de conflits d’intérêts ». Donc pour être assis sur cette chaise, il ne faut pas organiser un tournoi ni être agent. Ça, au moins, c’est une règle claire. Je l’ai notée dans mon carnet.
Ensuite j’ai découvert que le capitaine n’est pas seul. Monfils sera épaulé par Gilles Simon, directeur de la haute performance à la FFT, et par Richard Gasquet, membre de la cellule expert. Une cellule expert. J’ai demandé à la rédaction ce qu’on y fait. Personne n’a su. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait, en tout cas pas ici.
Selon We Love Tennis, la nomination est arrivée à la surprise générale, et le choix est très commenté depuis 24 heures. Daniel Riolo, journaliste spécialiste du foot, a écrit qu’avec Tsonga, « toujours présent et combatif », il l’avait « un peu mauvaise… Mais bon ». Un journaliste de foot qui commente un capitaine de tennis. Ça, je comprends : moi aussi je viens d’ailleurs.
Le jeune homme a demandé s’il y avait un brassard. Personne ne lui a répondu. Il faudrait que quelqu’un l’aide.
Il me reste à savoir comment on choisit le joueur qu’on aligne, et qui décide qu’un capitaine est surprenant. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







