Huit défaites en huit matches. Depuis 2018. Maria Sakkari et Donna Vekic reviennent pourtant, toutes les saisons ou presque : 2021, 2022, 2023, 2025, 2026. On m’a dit que le double, c’était une question d’automatismes et de complicité. Je regarde les chiffres et je me demande ce qu’elles ont trouvé d’autre.
Leur première association remonte à Wimbledon 2018, perdue 6-0, 6-0 contre Xinyun Han et Luksika Kumkhum. Elles ont ensuite perdu à Abu Dhabi face à Sofia Kenin et Ajla Tomljanovic, puis au Yarra Valley Classic contre Ons Jabeur et Christina McHale. Puis Nottingham en 2022 et 2023, Wuhan en 2025, Toronto et Singapour en 2026. Bilan : 0-4 sur dur, 0-1 en indoor, 0-3 sur gazon. Aucune surface ne leur réussit, mais aucune ne les décourage non plus. C’est là que je bloque.
Question bête, mais pourquoi on reforme une paire qui n’a jamais gagné un seul match ? J’ai demandé autour de moi. On m’a répondu « l’amitié », « la routine », « l’envie de rejouer ensemble ». Personne ne m’a parlé du résultat. En fait, j’ai vérifié, et personne ne comprend vraiment. On m’explique que c’est la tradition, d’accord, mais encore ?
Huit sur huit, ça n’est même plus une série, c’est une tradition. Je crois que je commence à respecter ça. Elles savent qu’elles vont perdre, elles y vont quand même, et à Singapour elles se sont même arrêtées avant le début du match pour regarder les ongles de Miyu Kato. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Les organisateurs du WTA 500 avaient pourtant mis en avant la présence de la paire lors du tirage. Preuve que la constance aussi se médiatise.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.





