Mirra Andreeva est à Indian Wells pour le Masters féminin, qui commence ce dimanche 8 novembre. La gagnante reçoit une Porsche. Andreeva n’a pas son permis, et elle l’a dit en interview : « Même si je n’ai toujours pas mon permis de conduire, je sais conduire. Je sais comment manœuvrer avec une voiture. Ce n’est pas un problème pour moi. Ce serait vraiment une magnifique récompense pour la gagnante. »
J’ai lu ça sur le banc, mon essuie sur les genoux, et j’ai reconnu le schéma. Avoir le coup et pas le classement officiel. Moi, mon C15.5, je l’avais. Avant la blessure. Le papier n’a pas suivi, mais le niveau, je l’avais.
Une journaliste lui a ensuite demandé si elle avait déjà conduit sans permis. Elle a répondu : « Non, je n’ai pas du tout dit ça. Je n’ai pas de permis de conduire, j’ai juste confiance en moi pour pouvoir le faire. Mais je ne le ferai pas tant que je n’aurai pas le permis. »
Ça, c’est de la gestion de match. Elle a confiance, elle a les intentions, mais elle respecte le cadre. Moi, à l’auto-école, j’ai eu besoin de trente-deux heures. Les créneaux, je les mets. Pas à chaque fois, mais je les mets. Mon moniteur parlait de « zone » quand je montais sur le trottoir. Je pense qu’il était coach, à la base.
Trente-deux heures, c’est la moyenne. Moi j’en ai eu besoin de six, mais la Fiat était plus maniable en 92.
Et franchement la Porsche, je la vois mal sur le parking du club. Le terrain 4 a déjà du mal à garder ses lignes, alors une voiture comme ça à côté de la bulle, on la prendrait pour un sponsor qu’on n’a jamais eu.
Le tournoi démarre dimanche. Au bout, une voiture pour la gagnante. Moi, en interclubs, on gagne un cornet de frites à la buvette, et je dois encore le mériter.
Le fait est vrai, on a vérifié : We Love Tennis.







