On me dit que ces deux dames jouent ensemble depuis 2018 et qu’elles n’ont jamais gagné un match. Huit défaites en huit, sur toutes les surfaces possibles. Je ne critique pas. Je compare.
À Couvin, quand une paire ne gagnait jamais au whist, on continuait quand même de la faire jouer, parce qu’on était bien ensemble, et que le whist, ce n’était pas une science. Ma tante mélangeait les cartes très longtemps avant de distribuer, et on regardait le temps qu’il faisait. Personne n’aurait compté les défaites comme un bulletin scolaire.
Et puis j’apprends qu’avant le match, elles se sont arrêtées pour regarder les ongles de l’adversaire. Ma petite-fille m’a fait voir la chose. Une jeune personne avec de jolis ongles, sûrement, et deux championnes qui les regardent comme on regarde une vitrine. Chacune a ses préparatifs.
Huit défaites, et on s’arrête pour les ongles de la dame d’en face. C’est peut-être ça, finalement : elles ne sont pas là pour le résultat. Mon mari disait qu’au whist, on joue pour la compagnie. Le mur du garage, lui, ne se vantait jamais.
Les organisateurs avaient mis la paire en avant au tirage. Eux, au moins, n’ont pas compté les défaites.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Actu.


