Le quart s’est fini à trois heures du matin, le mercredi, contre Carlos Alcaraz. La demi-finale était le vendredi. Entre les deux, deux jours. Shelton y revient lui-même : « Having two days was huge. For me it’s easier in tournament. »
Il explique aussi qu’une fois lancé dans un tournoi, avec ses routines installées, tout devient plus simple que d’arriver dans une nouvelle ville et de repartir de zéro. C’est exactement ce qui lui était arrivé après Montréal : titre au Masters 1000, puis premier tour perdu à Cincinnati contre Jaime Faria.
Deux jours. Deux. Nous, en interclubs, le simple à 14 h, le double à 16 h 30, et entre les deux la tarte du comité, qui n’est pas une méthode de récupération reconnue. Donc oui, ce tennis méthodique du vendredi, je le comprends techniquement, je le reproduis même à l’entraînement du mardi. Avec deux jours de repos et un cordage frais, à deux entraînements près, hein, on parlerait d’autre chose. Le niveau interclubs a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte.
Shelton a dit avoir été surpris par son calme : « I was honestly shocked with how calm I was out there today. » Il a opposé l’euphorie de la victoire contre Alcaraz à sa façon de gérer la demi-finale, beaucoup plus méthodique selon lui.
Derrière, il y a le coup de fil de son père. Bryan Shelton a appelé Rafael Nadal quelques jours après la défaite de Cincinnati pour lui demander comment enchaîner après un grand succès : passer le premier match, un jour de repos, puis retrouver son meilleur tennis. Le clan a gardé cinq mots : « don’t celebrate until you separate ».
Question bête, mais si on ne peut célébrer qu’après le match suivant, il y a bien un moment où on célèbre le dernier ? J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Shelton affronte Alexander Zverev dimanche en finale. Il a perdu leurs cinq confrontations précédentes. Le dernier Américain titré en Grand Chelem est Andy Roddick, en 2003.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors.



