Alcaraz a battu Fritz 6-7 (10), 7-5, 6-3, vendredi soir sur le court Central de la Plenitude Arena, en 2h43. Il a sauvé deux balles de match. Et à la fin, il a montré les tribunes du doigt, pour partager la victoire avec le public parisien.
Question bête, mais la victoire, elle est à qui, du coup ? J’ai relu Tennis Majors dans le train de 7 h 32. Alcaraz a dit : « Le soutien du public a rendu cela possible. C’est la première chose et la principale raison de mon retour dans le match aujourd’hui. » La première chose. Pas son ace, pas son service suivi d’un coup droit sur sa première balle de match. Le public.
Donc j’ai repris le règlement que je comprends. Le public doit se taire pendant les points. Il n’a pas le droit de crier entre la première et la deuxième balle. Il applaudit au bon moment, il se rassoit. Et c’est lui, d’après le vainqueur, la principale raison de la remontée. On m’explique que c’est la tradition de remercier les gens, d’accord, mais encore ? Si le public silencieux gagne des matchs, qu’est-ce qu’il ferait s’il avait le droit de chanter ?
Ensuite, Alcaraz a écrit sur l’objectif de la caméra : « Semis, you feel very good Pariiiis ». J’ai compté quatre i. J’ai demandé à la rédaction s’il existe une règle sur le nombre de i. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Il a remercié les gens. Chez nous, on remerciait aussi la dame qui avait fait le café. Le monsieur avec la caméra, lui, a eu un autographe.
Le plus troublant, c’est le premier set : Alcaraz a servi pour le gain de la manche à 5-4, puis a perdu un tie-break de 22 points, 12-10. Vingt-deux points pour un seul jeu. Personne ne trouve ça long. Moi si.
Samedi, il joue le vainqueur de Borges-Ruud en demi-finale. Je vais regarder les tribunes, surtout. Si ce sont elles qui gagnent, je veux savoir qui elles jouent. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Tennis Majors.






